Techniques de cultures sans labour

Techniques de cultures sans labour

Face aux limites de l’agriculture intensive en termes de coûts et d’agressivité pour l’environnement, les agriculteurs ont développé un peu partout dans le monde, une technique de culture sans labour, capable de protéger leurs rendements tout en épargnant leurs terres.

En quoi consiste cette méthode ?

Cette technique existe depuis déjà longtemps, si bien que des fabricants de machines agricoles proposent aujourd’hui des outils performants, capable de semer du maïs ou même du blé, sans labourage préalable, directement au milieu de l’herbe naturelle et de tous les insectes et animaux qui vivent sous terre. Contre toute attente, le maïs ou encore le blé s’y développent parfaitement tout en consommant beaucoup moins d’engrais. Les organismes qui vivent sous les herbes sont donc préservés, notamment les vers de terre qui fertilisent naturellement le champ avec leurs déjections, remplacent ainsi en partie les engrais chimiques polluant le sol.

Le fait de ne pas labourer représente un gain de temps, une économie de carburant, une prolongation de la durée de vie du matériel et, une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, la préservation du tapis végétal bloque totalement le phénomène d’érosion provoqué par le labourage (exposition de la terre au vent, au soleil et aux intempéries), favorise la conservation de l’humidité, l’accroissement de la matière organique, et la stabilité de la structure de la terre et des processus biologiques…

Des techniques fiables existent déjà pour lutter mécaniquement ou biologiquement contre les adventices. Les moyens mécaniques consisteraient à travailler le sol avec des opérations superficielles pour couper les racines des plantes et faire en sorte qu’elles se dessèchent (déchaumage), alors que la manière biologique consisterait à semer des plantes de cultures intermédiaires pour contrôler le développement des adventices en les étouffants. Même si cette dernière technique a largement fait ses preuves aux Etats Unis, en Europe, les agriculteurs ont encore beaucoup de réticences à passer au semis sans labour, cela, malgré la disponibilité d’outils de semis direct très performants, comme par exemple Le semoir SD 3000 de la marque française  Kuhn.

La culture sans labour est-elle une solution pour arriver à une agriculture plus propre et plus raisonnée ? N’étant pas du métier, ce serait bien prétentieux de ma part que de vouloir répondre à cette question. Ce que je peux affirmer, par contre, c’est que le véritable progrès, dans cette histoire, tient au fait que les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à réfléchir au meilleur moyen de réinventer l’agriculture dont notre planète aura besoin demain….

Jean De Palma
Le 24 octobre 2014

Le semoir SD 3000 de la marque française  Kuhn (ci-dessus en vidéo et en tête de page), est spécialement adapté pour le semis direct (SD).  Cet outil peut travailler en présence des nombreux débris végétaux consécutifs à la culture précédente. A noter (pour le lecteur exigeant) que le SD 3000 a une largeur de travail de 3 mètres (18 à 20 rangs), une capacité de trémie de 2 000 litres, un système de distribution pneumatique et qu’il autorise une vitesse d’avancement moyenne de 15 km/h permettant d’ensemencer une surface de 2,6 ha en une heure ! 

Pour plus d’informations sur le sujet, suivez les liens ci-dessous

Vidéo sur Youtube
Aux Etats-Unis, la révolution agricole du “sans-labour” a commencé
Articles PDF de la chambres agriculture
http://www.seine-maritime.chambagri.fr/iso_album/8_fiche_sans_labour_a3.pdf
Article de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA)
http://www7.inra.fr/internet/Directions/DIC/ACTUALITES/DOSSIERS/sol/labour03.html